Club Italie

  • Président de la République : Sergio Mattarella
    Président du Conseil (chef du gouvernement) : Paolo Gentiloni
  • Population : 60 579 366 habitants
  • Capitale : Rome
  • Monnaie : Euro
  • Superficie : 310 226 km2
  • PIB 1 672 milliards €
  • Taux de chômage : 11,2%, dont 35,1% chez les 15-24 ans
  • Taux d’inflation : 0,1%
Situation économique

L’Italie est la 4ème puissance économique européenne, la 7ème au niveau mondial et le 2ème partenaire économique de la France. Son économie repose principalement sur les PME industrielles et se caractérise par un tissu entrepreneurial dynamique et particulièrement dense (4,4 millions d’entreprises contre 2,92 en France). En outre, 99% de ces entreprises sont des PME et 95% des micro-entreprises (moins de 10 salariés).
Le « miracle économique italien », qui désigne la rapide industrialisation du pays intervenue depuis les années 50-60, correspond à un système productif dominé par les réseaux de PME tournées vers l’exportation. Or, cette industrialisation n’a pas produit beaucoup de grands groupes privés. Le puissant mouvement de privatisation des années 1990 n’a pas modifié la donne, même s’il a pu conduire à la constitution de groupes privés italiens de premier plan, tel Télécom Italia. Selon Mediobanca, en 2010, le chiffre d’affaires des 15 premiers groupes industriels italiens représente environ 21,3% du PIB en Italie contre 40,2% pour les 15 premiers groupes industriels français.
Par rapport à la moyenne européenne, les entreprises italiennes se caractérisent également par leur faible endettement (qui représente 80% contre une moyenne de plus de 110% en Europe).

L’économie italienne est très fortement tournée vers l’exportation avec 200 000 entreprises régulièrement exportatrices contre 50 000 seulement en France. En 2009, les exportations ont représenté 19% du PIB soit 291,7 milliards d’euros (avec des secteurs d’excellence comme les machines outils ou le textile). La montée en gamme de la production italienne a permis ces dernière années de compenser un problème global de compétitivté mais les exportations italiennes ont toutefois baissé de plus de 20% en 2009 en raison de la conjoncture internationale.

Principaux secteurs d'activité

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :

> agriculture : 2 %

> construction : 5%

> industrie : 16 %

> services : 74 %

> fourniture d’énergie et eau : 3%

Commerce extérieur

Total du volume d’échange : 2 003,7 Mds EUR
Total des importations : 908,5 Mds EUR
Total des exportations : 1095,2 Mds EUR

Depuis 2009, l’Allemagne a été détrônée du titre de premier exportateur mondial de marchandises par la Chine. En 2012, l’Allemagne se situe à la troisième place, avec 1095,2 Mds EUR d’exportations, après la Chine et les Etats-Unis, mais devant le Japon et les Pays-Bas. La balance commerciale de l’Allemagne en 2012 est excédentaire de 186,7 Mds EUR.

Présence française en Italie

Pour l’Italie, la France est le deuxième investisseur étranger dans le pays.
Les investissements français touchent l’ensemble des secteurs, notamment celui des services (services financiers de manière croissante, grande distribution et services aux entreprises) mais aussi celui des biens d’équipement et produits intermédiaires.
Les 1 100 filiales françaises présentes en Italie emploieraient au total près de 300 000 personnes. Les entreprises françaises constitueraient ainsi le 2ème employeur étranger en Italie, après les entreprises américaines. En nombre d’entreprises et d’implantations présentes, elles se situent en troisième position, derrière les Etats-Unis et l’Allemagne.

La France est le premier fournisseur de produits agroalimentaires en Italie. L’Italie représente ainsi le premier débouché pour les ventes de produits agroalimentaires français : 27,3% des exportations agroalimentaires françaises sont destinées à l’Italie. En 2009, la France dégage un solde commercial excédentaire dans ce secteur de 2 Mds EUR.
Les exportations françaises du secteur hydrocarbure-électricité-déchets ont diminué de 43,8 %, réduisant l’excédent commercial français de 1,3 Md EUR dans ce secteur, celui-ci passant de 3,1 Mds EUR à 1,7 Md EUR. Cette forte baisse est imputable, d’une part, à la baisse des prix de l’énergie, et, d’autre part, à la nette contraction de l’activité en Italie.
La France présente un excédent de 1,8 Md EUR dans le secteur de la chimie, en baisse cependant de 521 M EUR, les exportations françaises passant de 4,7 Md EUR en 2008 à 3,6 Md EUR en 2009.
L’excédent commercial du secteur transport est un des rares à s’améliorer, passant à 829 M EUR , après 337 M EUR, en raison de la moindre diminution des exportations françaises d’automobiles (-18,8 %, les immatriculations de véhicules de marques françaises ayant relativement bien tenues) comparativement à la baisse des importations en provenance d’Italie (-30,1 % et ce malgré une progression positive des immatriculations de véhicules Fiat).

Accords politiques

L’Italie est Membre de l’OMC depuis le 1er janvier 1995 et Membre du GATT depuis le 30 mai 1950. Elle fait partie de l’Union européenne.

Sources

> France Diplomatie – Ministère de l’Europe et des Affaires Etrangères

> Business France

> Organisation Mondiale du Commerce