Club Canada

  • Chef de l’Etat : Justin Trudeau
  • Population : 36,048 millions d’habitants en 2016
  • Capitale : Ottawa
  • Monnaie : Dollar canadien (CAD)
  • Superficie : 9 984 670 km²
  • PIB : 1 529 milliards USD en 2016
  • Taux de chômage : 6,2% en août 2017
  • Taux d’inflation : 1,6% en avril 2017
Principaux secteurs d'activité

Les secteurs-phares par province :
> Ontario : services (financiers, communications, médias), électronique, audiovisuel, cinéma, TIC, mines, automobile, industries mécaniques, plasturgie, santé et biotechnologies, chimie et sidérurgie, agroalimentaire.
> Québec : aéronautique, TIC, audiovisuel, santé et biotechnologies, environnement, biens de consommation, alimentaire, mines, hydroélectricité.
> Colombie britannique : industrie forestière, mines, gaz naturel, TIC, santé, biotechnologies.
> Alberta : pétrole (sables bitumineux), mines, agriculture.
> Manitoba & Saskatchewan : agriculture, extraction minière, forte diversification.

Situation économique

Le Canada est aujourd’hui :
> la 10e puissance économique du monde ;
> le 7e pays d’accueil des IDE en 2014 (53 Mds USD) et le 7e investisseur mondial en 2012 (52 Mds USD) ;
> le 12e exportateur et le 11e importateur mondial (2014).
Le Canada est stable politiquement et économiquement. L’économie canadienne a bien traversé la crise récente et la reprise est intervenue dès la fin 2009. La croissance s’est établie à 2,5 % en 2014, au-delà du niveau attendu.

Le Canada a mieux surmonté la récession que la plupart des autres pays et, parmi les économies avancées, il est celui qui affiche une croissance parmi les plus solides. La confiance des consommateurs, les nombreux investissements directs étrangers (IDE), un rebondissement de la production manufacturière, un fort taux d’emploi et l’ouverture sur de nouveaux marchés pour l’exportation sont autant de facteurs qui contribuent à cette croissance. Les perspectives de l’économie canadienne, dont le marché est très étroitement lié à celui de son grand voisin et principal partenaire, les États-Unis, demeurent supérieures à celles de ses principaux partenaires de l’OCDE.

L’économie canadienne présente six atouts majeurs qui expliquent en grande partie la réussite du pays :
> une démographie dynamique grâce à l’accroissement migratoire qui permet un renouveau du marché du travail ;
> un faible niveau de la dette extérieure canadienne par rapport aux autres membres du G8 ;
> un secteur bancaire et financier solide rigoureusement supervisé ;
> une gestion prudente et austère des finances publiques ;
> une balance commerciale devenue excédentaire en 2014 ;
> des ressources énergétiques abondantes et diversifiées.

Commerce extérieur

Importations en 2014 : 511 Mds CAD
Exportations en 2014: 525 Mds CAD

État des lieux du commerce extérieur
Le Canada se classe en 2014 au 12ème rang mondial comme exportateur et au 11ème rang mondial comme importateur. Les ventes à l’étranger comptent pour un peu moins d’un tiers de son PIB. Les principaux partenaires commerciaux du Canada sont les pays de l’ALENA, c’est-à-dire le Mexique et les Etats-Unis, ainsi que l’Union européenne, la Chine, la Corée du Sud et le Japon. La balance commerciale du Canada est devenue excédentaire en 2014 de 13,3 milliards de dollars canadiens, après plusieurs années de déficit cumulé. Le gouvernement canadien a mis en place en 2015 des mesures favorables aux exportations de ses PME, notamment pour faciliter leur accès à des crédits de financements.

Les grandes tendances du marché canadien :
> un marché très ouvert à de nouveaux produits ou à de nouvelles technologies ;
> le vieillissement de la population qui fait apparaître un marché des « seniors » ;
> les produits « verts », de plus en plus recherchés ;
> les adolescents à fort pouvoir d’achat : c’est une nouvelle génération de consommateurs.

Présence française au Canada

Les échanges bilatéraux France-Canada :

La France est le 8ème partenaire du Canada. En 2014, les échanges commerciaux entre la France et le Canada totalisaient 9,2 milliards de dollars canadiens, une hausse de 8% par rapport à l’année précédente. Au total, les exportations de la France vers le Canada en 2014 étaient de 2 938 millions d’euros (+ 4% par rapport à 2013), tandis que les importations canadiennes vers la France s’élevaient à 2 983 millions d’euros (+5% par rapport à 2013). Le solde commercial de la France vis-à-vis du Canada est excédentaire pour la France, équivalant à 45 millions d’euros en 2014.

Le marché canadien présente des débouchés importants pour les produits français notamment dans le secteur de l’aéronautique, de l’équipement mécanique et électrique, de l’agroalimentaire (environ 66 % correspondent aux ventes de vins, 2ème produit français le plus exporté au Canada), du biopharmaceutique, et du cosmétique. A l’inverse, la France importe principalement des matériels de transport ainsi que des produits pétroliers raffinés et des minerais métalliques et uranifères.

Plus de 10 000 entreprises françaises exportent vers le Canada dont 75 % de PME. 550 entreprises françaises sont implantées au Canada, 70% d’entre elles ayant fait le choix du Québec comme province d’accueil. Ces entreprises françaises emploient environ 80 000 personnes au Canada et produisent plus de 18 millions d’euros en 2014.

L’accord économique et commercial global entre l’Union européenne et le Canada aura un impact positif sur l’activité économique française, avec une augmentation de nos exportations au Canada, notamment dans l’agroalimentaire, les vins et spiritueux, les cosmétiques, l’industrie pharmaceutique, et la mode. Si on regarde plus en détails l’impact de l’AECG pour la France, les données indiquent que le traité apportera une plus-value de 2,5 milliards d’euros sur le PIB français d’ici à 2020. L’accord va également permettre à 42 indications géographiques françaises d’être reconnues et totalement protégées au Canada. Ces quelques chiffres, qui ne sont que des estimations faites à partir de la baisse tarifaire prévue par l’AECG, présentent un aperçu des effets bénéfiques engendrés par le traité à court terme.
Voici une liste non-exhaustive des secteurs porteurs pour l’offre française à titre indicatif : l’agroalimentaire, les vins et les spiritueux, les technologies de l’information et de la communication, l’industrie des services, l’industrie du luxe, de la mode, l’industrie décoration et design, les biotechnologies et la santé, l’industrie aéronautique, l’industrie automobile, le marché mondial de l’environnement, etc.

Les entreprises françaises investissent au Canada, motivées par :
> la possibilité d’y développer des partenariats industriels et technologiques ;
> l’existence de pôles d’excellence dans l’aéronautique, les biotechnologies et la santé, l’agroalimentaire, les TIC, l’environnement etc. ;
> l’accès au marché nord-américain.

Une prédominance des grands groupes et une diversification de nos investissements
Le chiffre d’affaires des filiales françaises au Canada atteint en moyenne près de 8 fois le montant de nos exportations. La présence française est surtout le fait de grands groupes industriels (Airbus Helicopters, Safran, Alcatel-Lucent, Sanofi-Aventis, Thalès, etc.). La tendance est à la diversification dans les services (BNP-Paribas et Société Générale, Ubisoft, Veolia, GDF Suez, Vinci, Sodexo…), et récemment dans les ressources naturelles (Areva, Total et EDF Énergies nouvelles).

Accords politiques

Convention fiscale avec la France : signée le 2 mai 1975 (en vigueur en juillet 1976), avenants du 16 janvier 1987 (en vigueur en octobre 1988) et du 30 novembre 1995 (en vigueur en septembre 1998).
Accord de sécurité sociale : signé le 9 février 1979 (en vigueur mars 1981).
ALENA (1994) : accord de libre-échange nord-américain, dont bénéficie le Canada.
Accord de libre-échange Canada-Corée ou ALECC (en vigueur janvier 2015).
Accord économique et commercial global Union européenne – Canada (AECG) : ce traité de libre-échange devrait être appliqué courant 2016-2017. L’AECG est une initiative unique qui vient changer la donne réglementaire. Le traité prévoit notamment de supprimer 98,4% des droits de douane sur l’ensemble des lignes tarifaires canadiennes. Cette élimination tarifaire doit permettre aux exportateurs d’être plus compétitifs sur le marché et d’augmenter le pouvoir d’achat des consommateurs, en réduisant les coûts de production et donc de consommation. Néanmoins, le champ d’application de l’AECG est particulièrement vaste et ne se limite pas à de simples questions de droits de douane.

Sources

> France Diplomatie – Ministère de l’Europe et des Affaires Etrangères

> Business France

Entreprises membres de l'APEX qui travaillent avec le Canada