Club Egypte

  • Chef d’Etat : Abdel Fattah Al-Sissi

  • Population : 94 millions d’habitants

  • Chef d’Etat : Le Caire

  • Monnaie : Livre égyptienne (LE)

  • Superficie : 1 001 450 km²

  • PIB : 331 milliards de dollars en 2015

  • Taux de chômage : 12,5%

  • Taux d’inflation : 14,4%

Commerce extérieur

Après avoir été multipliés par 2,9 entre 2003-2004 et 2007-2008 (passant de 28,4 Mds à 82 Mds USD), les échanges commerciaux égyptiens sont en légère baisse (93,6 Mds USD en 2014, contre 95,2 Mds USD en 2013 et 103,1 Mds USD en 2012). Le déficit commercial s’est creusé (39,9 Mds USD en 2014, 37,1 Mds USD en 2013, contre 26,5 Mds en 2008). Il représentait 11,8 % du PIB en 2013-2014, contre 11,3 % du PIB en 2012-2013.
L’Union européenne demeure le premier partenaire commercial de l’Égypte : l’Union européenne est le premier fournisseur et le premier client.
Les échanges commerciaux entre la France et l’Égypte ont augmenté de 2,8 % en 2014, après avoir diminué de 16,6 % en 2013. Ils s’élèvent à 2,6 Mds EUR. L’excédent commercial de la France s’élève ainsi à 544 M EUR, contre contre 151 M EUR en 2013. La France est le 9e partenaire commercial de l’Égypte (2013-2014, source Banque centrale égyptienne).
L’Égypte représente le premier marché de la France au Proche-Orient, même si le pays reste un partenaire modeste (0,28 % des échanges commerciaux de la France en 2014).

Principaux secteurs d'activité

Le PIB de l’Egypte, le deuxième d’Afrique, était de 331 milliards de dollars en 2015. Il résulte d’une économie diversifiée, structurée autour des secteurs manufacturiers (16%), extractifs (12%), agricoles, forestiers et de la pêche (11%), du commerce de gros et de détail (13%) et de l’immobilier (9,5%). L’armée est également un acteur économique important, y compris dans le domaine civil. Par ailleurs, l’inclusion du secteur informel, qui représenterait 50% de l’emploi total, augmenterait le PIB d’au moins 40%.

Situation économique

La croissance du PIB a atteint 3,6% au quatrième trimestre 2013-2014 (avril-juin), contre 1,5% sur la même période de l’année passée et 2,5% au trimestre précédent (janvier-mars). La croissance du trimestre a principalement été tirée par la consommation (à 77,5%), et dans une moindre mesure par la consommation publique. En revanche, le solde des échanges extérieurs a contribué négativement à l’économie du pays. La faible croissance s’accompagne d’une forte inflation, en légère baisse néanmoins en 2013-2014 : 8,2% pour l’IPC, contre 9,75% en 2012-2013, avec une décélération à partir d’octobre 2014, due à la baisse des coûts du pétrole et des importations de produits alimentaires.

Son PIB (3 314 USD par habitant) fait de l’Égypte un pays à « intermédiaire », comparable au Maroc, mais loin derrière la Tunisie (environ 4 300 USD), l’Algérie (5 600 USD) ou le Liban (10 000 USD). Ses indicateurs sociaux restent défavorables : environ un quart de la population vit dessous du seuil de pauvreté et le taux d’alphabétisation est encore faible mais en amélioration (environ 74%).

Malgré sa situation instable, l’Égypte possède toujours des atouts : sa force démographique car la population est importante, jeune (31% de la population a moins de 15 ans), et dynamique (2,4% d’accroissement naturel), et sa diversité (46% du PIB est issu des services, 29% de l’industrie et 15% de l’agriculture). Les rentrées en devises (tourisme, hydrocarbures, Canal de Suez) ont considérablement diminué ces quatre dernières années en raison de la crise, en attendant la reprise économique qui dépend de l’issue de la période de transition et tout d’abord, du rétablissement de la sécurité et de la stabilité.

Présence française en Egypte

Les entreprises françaises souhaitant s’implanter en Égypte bénéficient des accords bilatéraux sur la protection de l’investissement et sur la non-double imposition. La France figure ainsi désormais aux tous premiers rangs des investisseurs étrangers : environ 140 entreprises filiales, employant 33 000 personnes, sont présentes en Égypte. Le stock des investissements directs étrangers (IDE) français en Égypte est de 3 Mds EUR.

Les investissements français sont concentrés dans les secteurs industriels : ciment (Lafarge, Ciments Français, Vicat), équipement électrique (Schneider, Nexans, Groupe Atlantique, Legrand), gaz industriels (Air Liquide), pharmacie (Sanofi-Aventis, Servier), chimie (Rhodia), matériaux de construction (Saint-Gobain, Soprema, Bonna-Sabla), tôlerie (groupe Pyramide) et les produits agroalimentaires (Bel, Bongrain, Lactalis, Danone).

Les investissements sont également très présents dans les services : tourisme (Accor), transports aériens (Air France), transports maritimes (CMA-CGM), services financiers (Crédit Agricole), assurance (Gras-Savoye, Coface, AGF-Allianz), télécommunications et informatique (France Télécom, Alcatel-Lucent), génie civil (Vinci, Bouygues), ingénierie (Sogreah, Degrémont, Canal de Provence, Nantaise des Eaux, Systra, EgisRail et EgisAvia, Technip), environnement (Veolia) et distribution (Carrefour, Total). Par ailleurs, quelques PME françaises (Top industries, ICS), et de nombreux entrepreneurs individuels (plus de 300) sont également implantés en Égypte.

Accords politiques

L’Égypte est Membre de l’OMC depuis le 30 juin 1995 et Membre du GATT depuis le 9 mai 1970.

Sources

> Business France – fiche pays 2015

>France Diplomatie – Ministère de l’Europe et des Affaires Etrangères

> Organisation Mondiale du Commerce

> Ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt

Documentation utile sur l'Egypte