Afrique du Sud

  •  Chef de l’Etat : Cyril Ramaphosa
  • Population : 57 millions (2017)
  • Capitale : 

    Administrative : Pretoria

    Judiciaire : Bloemfontein

    Législative : Le Cap

  • Monnaie : Rand (ZAR)
  • Superficie : 1 219 912 km²
  • PIB : 294 milliards USD en 2017
  • Taux de chômage : 26,7 % en 2017
  • Taux d’inflation : 5,40 %
Situation économique

Une économie majeure au plan régional mais toujours très inégalitaire et en quête d’un nouveau modèle.

Avec un PIB de 294 Mds USD (62% du PIB d’Afrique australe ; 21% du PIB d’Afrique sub-saharienne), l’Afrique du Sud, unique pays africain membre des BRICS et du G20, est la 3ème économie du continent derrière le Nigéria et l’Egypte. Toutefois, en termes de richesse par habitant, l’Afrique du Sud (5 261 USD/tête – 2ème d’Afrique australe derrière le Botswana) se situe bien devant ces deux pays.

Pour autant, si d’importants progrès ont été enregistrés depuis la fin de l’Apartheid, en particulier au plan de la réduction de l’extrême pauvreté (de 11,5% en 1994 à 5% désormais), de l’accès à l’électricité (accessible pour 83% des ménages) ou du logement (79,4% des ménages résident aujourd’hui dans des maisons en dur), le pays souffre encore d’importantes distorsions sociales (taux de chômage de 26,7% de la population active au T3 2017 ; indice de Gini de 0,6, supérieur à ce qu’il était à la fin de l’Apartheid). À ce titre, le FMI a salué la réforme visant à la création d’un salaire minimum ainsi que l’importance de l’effort budgétaire porté sur l’éducation (le Fonds pointe cependant un problème d’efficacité de la dépense).
Le pays dispose de nombreuses forces qui en font une économie émergente de 1ère importance : économie la plus moderne et diversifiée d’Afrique, large ouverture pour les exportations, stabilité politique et fiabilité des institutions notamment judiciaires, richesses en ressources naturelles, qualité des infrastructures, progression de la classe moyenne, sophistication financière (11ème et devant la France sur ce critère au classement du World Economic Forum).

Principaux secteurs d'activité

Malgré l’émergence rapide d’un puissant secteur des services, notamment financiers (20% du PIB), l’économie reste très dépendante du secteur minier (8% du PIB ; or, platine, diamant, ferrochrome, charbon, etc.) qui assure encore la moitié des recettes d’exportations. La production manufacturière représente 14% du PIB, la construction représente 4% du PIB, le secteur de l’eau, du gaz et de l’électricité représente 3% du PIB et l’agriculture 1%.

Commerce extérieur

Importations en 2017 : 83,2 Mds USD
Exportations en 2017 : 89,3 Mds USD

En 2016, le rythme de progression du commerce extérieur de l’Afrique du Sud a très sensiblement fléchi avec une hausse des échanges (exportations + importations) de +3,3% en g.a. Il a pâti à la fois de la nette décélération des importations (+1% en g.a à 1 099 Mds ZAR contre +19,1% en 2015) et des exportations (+5,8% en g.a à 1 096 Mds ZAR après +25,2% en 2015). Depuis 2013, le déficit commercial sud-africain se réduit régulièrement, passant de -541 Mds ZAR en 2012 à -3 Mds ZAR (-215 M EUR) en 2016. En baisse de -94,4 % sur un an en 2016 grâce à la progression plus rapide des exportations que des importations, conséquence notamment de la faiblesse de la demande intérieure, il s’agit du déficit le plus faible enregistré depuis l’excédent commercial réalisé en 2003.

Géographiquement, la tendance à une intensification des relations croisées entre pays émergents s’est de nouveau confirmée l’an passé avec une hausse des échanges avec le bloc émergent. La Chine reste, de loin, le 1er partenaire commercial de l’Afrique du Sud tandis que l’Allemagne et les États-Unis ont de nouveau constitué les 2ème et 3ème partenaires commerciaux du pays. La France est le 7ème fournisseur de l’Afrique du Sud avec 3% du total de ses importations et le 24ème client avec 0,9% de ses exportations.
Du côté des soldes commerciaux, l’Afrique du Sud enregistre ses plus importants excédents bilatéraux avec les pays d’Afrique australe, le Botswana en tête (excédent de 48,5 Mds ZAR), suivi de la Namibie (45,8 Mds ZAR) et de la Zambie (27,9 Mds ZAR). À l’inverse, les principaux déficits bilatéraux du pays sont avec la Chine (-98,8 Mds ZAR), l’Allemagne (-47,6 Mds ZAR) et l’Arabie Saoudite (-36,3 Mds ZAR).

Présence française en Afrique du Sud

Si les implantations françaises couvrent la quasi-totalité des secteurs industriels et de services, la présence française est plus particulièrement marquée dans les secteurs des services, de l’énergie, des transports et de la construction, grâce notamment à la présence des grands groupes français : 29 entreprises du CAC40 sont ainsi implantées localement. Plusieurs de ces sociétés ont contribué à la réalisation de projets d’infrastructure emblématiques, tels la centrale nucléaire de Koeberg (1984, consortium composé de Spie Batignolles, d’Alstom et de Framatome, aujourd’hui Areva NP), l’usine de recyclage des eaux usées de Durban (2001, Veolia, premier PPP dans le secteur de l’eau), les deux méga centrales électriques de Medupi et Kusile (2007/2008, Alstom), le train express régional Gautrain reliant Johannesburg, l’aéroport OR Tambo et Pretoria (2010, RATP Dev et Bouygues) ou encore la construction de la plus grande unité de production de gaz industriels en service dans le monde par Air Liquide (2013). En outre, d’importants contrats ont été remportés par les entreprises françaises sur la période récente : fourniture sur 10 ans de 600 trains par Alstom, remplacement par Areva de 6 générateurs vapeurs de la centrale de Koeberg, plusieurs contrats dans le domaine des énergies renouvelables (EDF Energies Nouvelles, Engie, Tenesol, Sunpower, Areva, etc), livraison de 5 A330 en leasing par Airbus.
Parmi les entreprises du CAC 40 non représentées en Afrique du Sud, on peut relever les absences de Carrefour, Klepierre, Unibail- Rodamco, Cap Gemini, Vivendi et le Crédit Agricole qui a fermé sa filiale d’Investment Banking en 2011 après 60 années de présence en Afrique du Sud. Solvay (siège en Belgique), ArcelorMittal (siège au Luxembourg et capital majoritairement indien) et Nokia (Alcatel Lucent) n’entrent pas, pour rappel, dans la définition de filiales françaises, même si ces entités figurent dans l’indice CAC 40.

Les filiales françaises bénéficient d’un bon positionnement dans des secteurs clés de la production électrique (Alstom, EDF), l’aéronautique (EADS, Airbus helicopters, Safran, Thalès), la pharmaceutique (Sanofi-Aventis, Servier, Virbac, Ceva, Biomérieux), le pétrole et la chimie (Total, Air Liquide, Arkema), les équipements électriques (Schneider Electric, Mersen, Solaire Direct, Tenesol devenue SunPower, Nexans, Soitec), les mines (Imerys, Lafarge, Saint Gobain), l’industrie automobile (Renault, PSA Peugeot Citroën, Faurecia, Michelin, Inergy, Valeo), les matériaux de construction (Lafarge, Saint Gobain, Vinci, Colas, Materis), l’eau et l’environnement (Veolia), les biens de consommation (L’Oréal, Essilor, Clarins, Bic) et l’agroalimentaire (Danone, Pernod Ricard, Lactalis, Invivo).

Les entreprises françaises sont également représentées dans les services, qu’il s’agisse de services financiers (Société Générale, BNP Paribas, Coface, Europe Assistance, Mazars, Scor), de l’hôtellerie/restauration (Accor, Sodexo, Newrest), de l’ingénierie (Ingérop, Vinci, Alstom, CGG, GECI International, Technip), du contrôle technique (Bureau Veritas, NDT Expert, Faurecia), des transports urbains (RATP), de la logistique (Geopost, Mobilitas, SDV Bolloré, CMA CGM, ID Logistics), des media/marketing (Havas, Ipsos, JC Decaux, Publicis) et des télécommunications (Orange Business Services, Trace, Eutelsat).

Accords politiques

L’Afrique du Sud est Membre de l’OMC depuis le 1er janvier 1995 et Membre du GATT depuis le 13 juin 1948.

Du fait de l’Accord sur le Commerce, le Développement et la Coopération (ACDC) entre l’Union européenne (UE) et l’Afrique du Sud, de nombreux produits agricoles et agroalimentaires d’origine UE bénéficient d’un accès préférentiel au marché Sud-Africain avec des droits de douane réduits ou nuls. Cet accord a débuté le 1er janvier 2000, avec une pleine mise en oeuvre depuis 2012 conformément au calendrier défini.
L’accord ACDC exclut de fait certains secteurs sensibles, tandis que d’autres ne sont encore que partiellement libéralisés. Par ailleurs, les vins et spiritueux font l’objet d’un accord spécifique conclu en 2002, mais non ratifié à ce jour par l’Afrique du Sud. Bien que non-ratifié par le parlement sud-africain, l’accord est mis en oeuvre. Le principal intérêt pour les vins UE consiste en la reconnaissance et protection des IGP et AOP et la reconnaissance des pratiques oenologiques.
Enfin les négociations concernant un accord relatif aux produits de la pêche ont été suspendues.

Sources

> Business France-  fiche pays 2018

> France Diplomatie – Ministère de l’Europe et des Affaires Etrangères

> Organisation Mondiale du Commerce

Documentation utile sur l'Afrique du sud